Le MIT montre un processeur 110 cœurs
Le
prestigieux Massachussets Institute of Technology (MIT) a réussi a
construire un processeur doté de 110 cœurs. Un bel exploit à l’heure où
les meilleures puces se contentent de seulement 12 ou 16 cœurs, pour les
modèles grand public et où les meilleurs Xéon Phi, destinés aux supercalculateurs, en proposent 61, mais ce ne sont que des coprocesseurs.
Le
MIT fait presque deux fois mieux, mais la démarche ne s’inscrit pas
franchement dans la course à la puissance. L’idée est en réalité
d’améliorer les communications au sein même du processeur, afin
d’obtenir des puces multicœurs moins énergivores, a déclaré Miesko Lis
du MIT durant la présentation de processeurs à l’occasion de la
conférence Hot Chips en Californie, cité par PC World.
Traditionnellement,
les cœurs communiquent constamment avec le cache du processeur, cela
prend du temps et crée une certaine déperdition, dans le sens où ces
communications nécessitent de l’énergie. Il « suffit » donc de mieux les
gérer pour améliorer la consommation.
14 fois moins de transferts
Le
processeur du MIT, arrive à le faire de deux façons. D’abord en
remplaçant les caches dédiées à chaque cœur du processeur par une
mémoire partagée, et en arrivant à prédire le chemin emprunté par les
données. Cela a pour effet de réduire le nombre de cycles nécessaires
pour les transférer et les traiter.
Au
final, la puce (gravée en 45 nm) permet d’obtenir 14 fois moins de
transferts de données. À consommation égale on obtient des performances
améliorées d’environ 25% par rapport aux puces « concurrentes », sans
précisions de ce que sont exactement ces puces concurrentes.
À
terme, cette technique d’un nouveau genre pourrait trouver sa place
dans des PC et serveurs, mais aussi dans les appareils mobiles où la
consommation reste le nerf de la guerre.